Le Brouillon

Bonjour à tous ! Je suis un petit nouveau.

En rapport avec le sujet lancé par charabia sur le délaissement des cafés, je souhaitais vous exposer un poème de ma composition qui vous rappellera sûrement l'ambiance qu'il y régnait autrefois :

Vieille écorce craque,
Sa sève lui donne la fièvre,
Tout se brouille dans la brume,
L'extase dans son immobilité,
Les rires dans le brouhaha,
La somnolence qui se consume.

Le son se consume dans la brume,
Les rires donnent la fièvre,
Le brouhaha se brouille,
L'extase somnole,
Tout s'immobilise,
Et craque.

Ceci fait appel à votre expérience personnelle, vous avez peut-être déjà vu un vieux (ce n'est pas péjoratif pour moi) assis sur un tabouret aussi marqué que lui par le passage du temps, tous deux craquant autant l'un que l'autre...
J'attends avec impatience vos réactions et vos propres inventions.



~singe~ le 09-01-2009 à 01:31
 

J'aime bien. Sans avoir d'explication rationnelle, c'est de l'art, on aime ou on aime pas. Je crois que ce que j'aime, c'est la reprise des mots, les rires dans le brouhaha, qui donnent la fièvre... A lire à voix haute.



~Melaquablue~ le 09-01-2009 à 10:42
 

Merci de ta réponse Melaquablue, je trouve tout de même dommage que tu emploies l'expression "c'est de l'art", cela te paraît ainsi impossible à atteindre, à comprendre, or il ne s'agit que de pure réalité quotidienne. Essaye à ton tour tu verras, ce n'est pas si difficile.



~singe~ le 09-01-2009 à 10:54
 

Bravo, j'aime beaucoup aussi ce poème ! encore !



~jamesB~ le 09-01-2009 à 13:39
 

Merci de vos commentaires. En réponse à JamesB, voici une autre composition toute fraîche :

Pas à pas,
Seul,
Pas si seul,
Dans la foule.
Les pas clapotent dans ta tête,
Les artères fourmillent de visages.
Le flux de visages sans paysages,
Défile et file sans fin.
Que de coeurs de pierre passant,
De corps pavés qui te heurtent.
Pas le temps d'une pitié,
D'une excuse esquissée,
La vie va vite,
Le béton palpite,
Et les colosses se cognent,
Sans le souci du sens de leur fuite.

Tous présents mais tous absents,
colonnes creuses courant,
Vers un lendemain incertain,
Si ce n'est celui,
De recommencer demain.



~singe~ le 14-01-2009 à 02:12
 
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