Gargouilles

Qu'on les appelle " gronda sporgente ", " gargola ", " gargoyles ", " wasserspeir " ou " gargouilles ", leur but premier est d'écarter des murailles l'eau qui ruisselle des toits. Leur allure inquiétante est là pour protéger l'édifice des forces du Mal qui l'entourent.


Les gargouilles sont apparues dès l'époque romaine. Elles sont de terre cuite, elles seront de bois et finiront de pierre. Elles s'ajoutent alors à d'autres figures monstrueuses et fantastiques, mi-humaines, mi-animales.

Lors des premiers siècles du Moyen-Âge en Europe, l'eau des toits coulait directement sur la voie publique au moyen de la saillie donnée aux corniches. Ainsi Notre-Dame de Paris, dont le chœur est terminé en 1190, voit encore les eaux des chéneaux s'écouler sur la saillie des larmiers avec des rigoles aménagées de distance en distance. C'est à partir de 1220 que les premières gargouilles apparaissent sur certaines parties de la cathédrale de Laon, puis sur celle de Notre-Dame de Paris lors de la restauration des corniches supérieures vers 1225.

Les premières gargouilles sont lourdement taillées, peu nombreuses, larges et composées de deux assises, une qui recouvre et l'autre qui forme la rigole ; elles affectent déjà la forme d'animaux fantastiques.

Peu de temps après les gargouilles s'allongent et sont supportées par des " corbeaux " permettant de donner une grande saillie en avant du nu des contreforts.

Leur présence devient systématique à partir de 1240, et c'est en pleine période gothique, où elles apparaissent tant sur les édifices religieux que civils, qu'elles connaissent leur apogée.

Ce sont les architectes du XIIIè siècle qui découvrent le grand avantage qu'il y a à diviser les chutes d'eau, afin de réduire les longues pentes dans les chéneaux à de simples filets d'eau sans aucune nuisance pour les constructions inférieures. Ils ont pu les tailler de manière plus fine, plus svelte, et ils les utiliser alors comme motifs de décoration pour les édifices. Les gargouilles composées de simples bustes se modifièrent en corps entiers, plus affinés, plus élancés et attachés par leurs pattes aux larmiers supérieurs.

C'est également à la fin du XIIIe siècle que les gargouilles prendront des figures humaines, remplaçant ainsi souvent celles des animaux.

 
 
~Tristan~
Publié le : 05/12/2005

 

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Super, j'en apprends plus chaque jour ici.

~lumiere11~

 

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