Le Brouillon

Cela faisait longtemps que je n'étais pas venu voir par ici. J'ai essayé de regarder des sites tentant de faire une constitution mais je n'ai trouvé que des pédants qui veulent garder leur idée "à eux" et pas des gens prêts à abandonner le projet au public. Ce qui dans le cas d'une constitution me semble une nécessité.

Pour l'idée d'une vie amérindienne, il faut nous en dire plus, parce que je ne suis pas calé sur le sujet. Il faut aussi voir si cela peut s'appliquer à une communauté d'une taille importante.

Je reprends une anecdote qu'on rapporte à Nixon et Mao.
Nixon fait remarquer que les droits de l'homme sont bafoués en Chine car les membres d'une même famille chinoise dont certains habitent aux US ne peuvent se voir car le gouvernement Chinois refuse de distribuer des visas.
Mao lui aurait répondu : "Vous en voulez 200 ou 300 millions, dites-moi et j'ouvre la porte."

Ce que j'ai compris aussi en essayant de me documenter sur le sujet, c'est que c'est un problème réellement complexe quand on veut sortir de la simple rêverie.
Et qu'une personne seule à bien peu de chance d'arriver à son but.

Ce qui est difficile dans une utopie comme celle que je propose c'est de lui donner une chance d'exister. C'est à dire qu'il faut qu'elle atteigne un seuil de viabilité qui permet la bascule.

Attaché à la liberté, je cherche à offrir la possibilité d'entrer et de sortir de l'utopie. Dans les deux cas sans la détruire et au bénéfice mutuel.

Il faut donc des règles pour y entrer, pour y vivre et pour en sortir.

Quoi qu'il en soit, l'idée semble séduire seulement superficiellement. Ou bien je ne l'ai pas assez bien décrite ou bien elle est nulle !

Sans doute que les lecteurs de l'esra sont finalement encore trop satisfaits du monde politique dans lequel nous vivons. Un peu comme moi qui aimerait bien avoir un nouveau monde mais pour qui bouger plus que ça est encore trop fatigant. ;)



~Sam~ le 24-03-2009 à 23:48
 

Je ne pense pas qu'il s'agisse d'une satisfaction de l'état actuel des choses ; pour réaliser une bonne utopie, il faut penser à chaque détail de la vie, à remanier chaque façon de vivre, une constitution ne suffit pas (sans vouloir t'offenser^^).


Je pense qu'avant de définir des lois "générales", il faut se demander (et avoir un consentement commun) comment l'on veut vivre :
- Vous voulez vivre de la consommation ? Vous voulez vivre du fruit de votre travail ? Un retour à la terre ?
- Vous voulez que vos enfants soient éduqués de quelle manière, sur quels sujets ?
- Vous voulez que les échanges se basent sur l'argent, le troc, la mise en place d'un système de valeur de biens etc. ?
- Comment voulez-vous que soient jugés les criminels ? En fonction du crime, de sa gravité ? Ou chaque crime, préalablement défini (on en connaît des exemples...) sera jugé de la même manière ?
- Comment organiser l'espace de vie ? Chacun sa hutte, son HLM, sa villa ?
- Limite-t-on le nombre d'enfants par famille ? Si oui, mise en place de lois pour limiter la surpopulation ?
- Tolérance des religions ? (Même si l'on sait que les religions qui cohabitent ne sont pas toujours source de paix.)

Etc., etc.

Une fois établis les desiderata, on peut créer les lois et le gouvernement encadrant ce mode de vie, et le faire adopter.

Si les gens savent concrètement pour quoi ils "signent", ils accepteront d'autant plus vite, et plus sûrement. Alors que si on leur dit : "nous avons un pays avec de nouvelles lois, un nouveau gouvernement, une nouvelle façon de voir les choses", mais qu'ils ne savent pas de quoi il va retourner, dans la vie de tous les jours, ils seront, je pense, hésitants.



~Melaquablue~ le 27-03-2009 à 10:02
 

"Utopie" veut dire "qui n'existe pas." Donc si on reprend un modèle déjà existant, ce n'est plus une utopie...
Maintenant, si la République esranienne existe en tant qu'état ou système de gouvernance, est-ce encore une utopie ? Bon, on ne va pas débattre là-dessus !

Je pensais au départ que cet article servait à déposer ses idées afin de créer un "monde" différent et non pas suivre les directives d'un éventuel futur dictateur en puissance.
Si on voulait être vraiment clairs, il faudrait plusieurs petites rubriques (éducation, agriculture, culture, etc. mais ça ressemble à des noms de ministères !).
Ainsi, tout le monde pourrait poster des articles sur un sujet bien défini et non pas des idées à tort et à travers.

Quant à écrire une constitution, surtout en voulant suivre le modèle amérindien, ça ne me paraît pas faisable.
Puis suivre un quelconque modèle ne serait pas une utopie. Il faut donc créer son propre modèle de société.



~maximilixtine~ le 31-03-2009 à 11:58
 

En réponse à Melaquablue, tu es exactement dans le ton de la discussion que je cherche.
Je fais la distinction entre la constitution, principes généraux et principes de vie d'un côté et les lois qui régissent la mise en œuvre de ces principes.
Dans un premier temps je cherche une constitution qui fédère dans ses principes suffisamment de monde. Ensuite (ou en même temps mais à part) nous pourrons réfléchir aux lois. Je mets les lois à part car elle seront a priori sujet à beaucoup plus de polémique que les principes de vie.

Tes questions sont parfaites pour entamer la partie constitution. Je les inclus donc dans le texte original.

En réponse à maximilixtine, c'est une utopie au sens où cela n'existe pas encore et que cela peut ne pas aboutir. Au vu du fonctionnement de l'esra, je suis aujourd'hui le seul à pouvoir modifier l'article initial. Mais je n'ai pas exploré les facettes des articles écrits en commun. On doit pouvoir s'organiser pour être plusieurs à écrire la base.
Je propose que pour faire simple on continue encore un peu comme ça et que lorsque le brouillon fera 3-4 pages, on cherche à faire mieux.

Les questions de Melaquablue incluses dans la proposition de constitution, on peut voter !
Pour limiter le texte dans le brouillon, je vous propose de m'envoyer vos votes par mail afin que je les place dans le texte.
Il est possible de changer d'avis et je déplace votre vote.



~Sam~ le 31-03-2009 à 20:23
 

J'ai donné mon avis ! Concernant l'éducation, je suis favorable à l'éducation par les parents, mais aussi par la communauté ; une communauté réduite permet d'avoir des facilités d'échanges, et ainsi chacun peut donner aux enfants ce qu'il sait, ce qu'il conçoit.


~Melaquablue~ le 13-04-2009 à 17:45
 

*A propos du transport

Le transport gratuit est infaisable, tout a un coût, il faut payer un minimum, même un euro symbolique pour prendre conscience de ce que l'on utilise ou de ce que l'on a.
Ceci dit je trouve qu'il y a eu de grand progrès niveau tarifaire depuis quelques années ; en effet, l'avion est devenu "démocratique," le prendre revient souvent moins cher que le train et permet de traverser les continents. Qui, il y a 20 ans, avec un salaire moyen, aurait pu dire " Je pars sur un autre continent en vacances" ? Aujourd'hui c'est possible.

*A propos du nomadisme

Le nomadisme a pris une nouvelle forme depuis quelques années grâce notamment au coût peu élevé du transport, d'organisme comme Erasmus et de la création d'une Europe unie.
Les nouvelles générations bougent de plus en plus que ce soit pour du court ou moyen terme (vacances, études, travail...).

*A propos de la solidarité

Il existe déjà un système de solidarité qui s'appelle "couchsurfing" qui permet au gens voulant voyager sans payer de logement de trouver des personnes qui les hébergeront gratuitement.
lien : www.couchsurfing.com/

*A propos de la république esra

Si c'est pour créer un Etat utopique je ne suis vraiment pas pour, ça n'a jamais marché et ne marchera jamais, de plus il n'y a plus de place sur Terre pour s'installer et ça m'étonne qu'un pays nous accorde un bout de terre...
Si c'est pour créer une sorte de République virtuelle alors là pourquoi pas. Une sorte de groland, de wow ou de 2nd life.
Au lieu de vivre tous ensemble pourquoi ne pas vivre les uns loin des autres s'accordant sur les mêmes règles et modes de vie...

C'est un peu ma conception de la vie.
Voyager, rencontrer des gens,connaître différentes cultures, modes de pensée... Tout en ayant un but commun : la solidarité, le goût de l'aventure, de la fête, de la joie...

Et si la nouvelle République était sans frontière et sans nation ?


~Bijoux~ le 14-04-2009 à 00:37
 

Ça ne m'intéresse pas non plus de vivre une simple utopie.
En pratique, je vis ma vie selon une bonne morale et selon mes principes qui sont souvent un peu au-dessus de la loi et de la pratique courante. Parfois un peu en dessous ; personne n'est parfait.

Cette idée de république c'est avant tout de chercher à définir un mode de vie qui est aujourd'hui simplement intuitif. De chercher des gens qui ont un mode de vie similaire. De modifier éventuellement mon mode de vie pour qu'il s'accorde à une vision commune permettant de réaliser des choses plus grandes que ma vision personnelle.

Ensuite, de trouver un moyen concret de permettre cette vision commune de s'épanouir. Pour l'instant j'imagine qu'une société privée pourrait peut-être voir le jour et représenter les intérêts de ses actionnaires les citoyens.

A partir de là, on peut imaginer des choses intéressantes comme une banque interne, des PME filiales, du lobbying. En gros tout ce que permet le capitalisme dans lequel nous vivons.

Sans ou avec nation, je n'arrive pas à saisir ce que cela signifie.
Les frontières sont pour moi par contre une réalité. Elle ne sont pas physiques mais elles existent. Ce que je souhaite c'est un processus simple et équitable pour les franchir. C'est le débat sur la citoyenneté.

Ce qui est déjà intéressant dans les réponses c'est que certains comme moi au début s'intéressent à la forme : lois, roi, président... et d'autres au fond que sont la constitution et l'objectif de vie. Et que nous avons besoin des deux !

J'en suis venu à cette idée de république lorsque je me suis aperçu que je suis français de naissance sans avoir connu ni participé au fondement de ce qu'est être français. En gros, je me vois imposé la constitution, les lois et les institutions. Je constate que la constitution n'est plus respectée dans la vie de tous les jours et que doucement la loi a pris le pas sur elle. Que la constitution n'est peut-être plus adaptée à ce que nous attendons de notre vie en société.

D'un certain point de vue, je voudrais pouvoir choisir ma nationalité comme on choisit sa religion. Tout le monde ou presque s'accorde aujourd'hui à dire qu'imposer la religion aux enfants est une bêtise et que c'est une affaire de choix d'adulte. Mais je trouve que c'est la même chose pour la citoyenneté.

Aujourd'hui il est impossible de réaliser ce choix. Par contre on peut choisir la société dans laquelle on travaille plus facilement et ce sans frontières. Appartenir à une société multinationale donne finalement la citoyenneté de cette société. On voyage sous sa couverture, elle prend soin de votre santé, prend son impôt (bénéfices)...


~Sam~ le 14-04-2009 à 20:45
 

Quand je parlais de nomadisme, je parlais des gens du voyage. Les bénéficiaires d'ERASMUS sont largement minoritaires par rapport au nombre de gens du voyage. Un statut officiel pour ces gens me semble plus que primordial. Je ne pense pas qu'un adolescent, Gitan de surcroît, bénéficie du programme ERASMUS. Si oui, je serais curieux de demander à cet ado ce que ça lui fait d'être nomade. Il me rigolerait au nez !

Paraît que l'avion s'est démocratisé... Dire que les tarifs ont baissé est totalement vrai mais il n'est pas encore démocratique. Combien d'enfants ne partent pas, ne serait-ce que dans le Sud, en vacances ? Quand on a du mal à remplir le frigo, je doute qu'on se permette de partir chaque été sur un autre continent.

Bon, comme disait l'autre, les bons trouvent les solutions (ou du moins essaient), les mauvais trouvent les excuses...

Le peu d'enseignement que j'ai tiré des livres de Nanard est de penser autrement. Je suis triste de constater que d'autres lecteurs en on tiré d'autres conclusions. Venir ici pour étaler sa science semble être un but. Dommage...

Bon, revenons dans le sujet. Comment sera gouvernée cette République ? Par un roi, un président, un conseil de sages...?

Je trouve que le conseil de sages serait une bonne idée pour suivre un peu les sociétés amérindiennes. Pour une République occidentale, ç'aurait au moins le mérite d'être original ! Ils se réuniraient en Pow-Wow où tous les citoyens pourraient participer. Même pour une république virtuelle cela pourrait être amusant !

J'aime bien l'idée d'un état imaginaire comme le Groland, mais hélas cette émission ne fait que montrer les petits travers de notre société. Trouver un compromis entre la Principauté et la Tribu peut être intéressant à mettre en œuvre : "La Tribucipauté Esraienne"! Ça sonne bien non ?

On pourrait faire une"Tribucipauté Fédérale" qui serait une fédération de petite tribus qui se réuniraient par exemple une fois par semaine avec le conseil des sages. Chaque tribu aurait une fonction, à l'exemple de la communauté utopique du lycée dans La Révolution Des Fourmis.
Chacun apporterait ses créations dans un domaine spécifique, comme la peinture, la musique, l'écriture, vidéo, etc., que le conseil des sages validerait ou pas en fonction des besoins de la communauté.

L'inconvénient est qu'on serait obligés, dans le cadre d'une république virtuelle, de se cantonner à des activités transférables sur le net.
Tous les membres pourraient être orientés vers leurs domaines de prédilection, ce qui favorisera au moins le bien-être de tous.

Je pense qu'avant de passer à l'étape"République", nous devrions d'abord passer par l'étape"Village". Ça réduirait déjà les problèmes liés à la rédaction d'une constitution.

(Désolé pour mon manque de clarté, mais les idées venaient en même temps que j'écrivais.)


~maximilixtine~ le 29-07-2009 à 17:09
 

"Le peu d'enseignement que j'ai tiré des livres de Nanard est de penser autrement. Je suis triste de constater que d'autres lecteurs en on tiré d'autres conclusions. Venir ici pour étaler sa science semble être un but. Dommage..."

Je ne comprends pas ce passage. "Étaler" sa science n'est pas le but de l'ESRA, mais partager ses connaissances, oui. Il y a une différence de taille me semble-t-il, c'est la satisfaction que l'on en tire. Si l'on étale sa science, c'est à dessein, pour se faire bien voir, pour ridiculiser les autres, pour paraître supérieur, et pour beaucoup d'autres motifs.
Partager ses connaissances, c'est donner ce que l'on a, sans chercher les félicitations et les éloges, c'est aimer parler de ce que l'on sait, pour le partager.
Werber voit l'ESRA aussi de cette façon : un lieu où l'on peut discuter, échanger, construire, mais aussi partager ce que chacun sait, pour créer une sorte de mémoire collective des petits savoirs. L'ESRA est une encyclopédie un peu particulière, on peut y trouver des réflexions sur de nombreux thèmes, mais aussi des connaissances pratiques, des connaissances diverses. C'est pour moi l'intérêt majeur du site. ^^

(Fin de la parenthèse, sans doute un peu longue.)


Sinon concernant la République, un conseil des sages me paraît aussi être une bonne solution, j'en parlais justement avec un ami récemment ; un conseil qui aurait une ligne directrice constante, concernant plusieurs points, et qui dirigerait humainement en fonction de ces points directeurs, exemple :

un des points directeurs pourrait être les enfants ; il dirait alors : "pour éviter la surpopulation, qui a fait des désastres par le passé, nous en resterons à un -ou deux- enfants par couple. Si un couple fait plus d'enfants, il sera pénalisé (par quel moyen, à définir plus tard)."

Ainsi, si le conseil se rendait compte que la population faiblissait, il pourrait dire que les enfantements multiples sont autorisés, et ceci dans une certaine mesure. Si au contraire, la population augmente par trop, (vieillissement, etc.) alors le conseil pourrait ordonner que l'on ne fasse plus qu'un enfant, etc.

Ceci pourrait s'appliquer à tout : l'élevage, l'agriculture... Des lois "universelles", qui seraient suivies sur le long terme par ces sages, pour faire durer la prospérité, pour éviter de retomber dans l'excès.

Cela pourrait paraître assez dur voire autoritaire, mais qui aujourd'hui peut prétendre que donner la liberté entière et complète aux hommes n'est pas une erreur ?

Le but serait de mettre en application ces lois, des lois qui œuvreraient pour le bien/l'intérêt commun (en effet, si trop de monde, et peu de ressources, c'est la communauté qui trinque, pour quelques personnes qui ont été négligentes ou égoïstes). Donc si chacun comprenait que c'est pour son bien et pour le bien-être et la bonne évolution de la communauté, alors cela se passerait bien.

Évidemment, ce serait un peu difficile les premiers temps, mais pour les générations suivantes, ce serait considéré comme acquis, comme normal, donc les gens ne se sentiraient pas spoliés.

En fait, tout ça me rappelle Fondation, d'Asimov ; quelques personnes qui observent l'évolution générale et interviennent quand ça dérape. ^^


~Melaquablue~ le 10-08-2009 à 09:55
 

Je suis tout à fait d'accord avec toi Melaquablue, le souci est que peu savent apparemment la différence entre étaler et partager...
Je ne reviendrai plus là-dessus.

Tu as également raison pour le contrôle des naissances, et après lecture d'une de tes précédentes réponses (tu disais que l'enseignement pourrait être fait par la communauté), une idée m'est venue.

Il faudrait peut-être reconsidérer le statut de citoyen. Ceux qui font beaucoup d'enfants ont la satisfaction de répandre largement leur nom afin qu'il dure le plus longtemps possible. Une lignée, une dynastie ou un clan aurait plus de risques de s'éteindre si la politique de l'enfant unique était appliquée. De même qu'avec l'enseignement fait par la communauté, il n'y aurait peut-être plus d'entreprises, de traditions, de savoir-faire familiaux. La chose intéressante est que une personne serait récompensée pour ce qu'elle vaut et non pas pour ce dont elle a héritée.

L'identité comme nous la connaissons aujourd'hui risque d'être bouleversée puisqu'une personne ne serait plus forcément intéressée de correspondre à une cellule familiale, mais préfèrerait être identifiée à sa fonction. Il faudrait sans doute abolir les noms de famille. (?)

D'autant que nos noms de famille sont des patronymes. Ce genre de détails, en mon sens, ne contribue pas à une société de parité.
Notre identité serait donc composée de notre prénom et de notre fonction.
Certaines familles portent des noms très anciens qui viennent de la fonction ou du lieu approprié à un ancêtre. On retrouverait donc des "Jean Lepotier", des "Guillaume Delacharpente"ou des "André Delaplaine".
La différence est qu'au lieu d'hériter d'un nom, il faudrait l'acquérir.


~maximilixtine~ le 10-08-2009 à 21:59
 

L'idée n'est pas bête du tout, figure-toi que je suis tombée sur des informations que je partage ici :

(cela ne concerne que les noms allemands, mais faire des recherches sur les noms d'origines latines ne doit pas être bien difficile)

  • Le nom de Muller signifie meunier ;
  • Schmitt signifie forgeron (donne Smith en anglais, et forgeron se dit "blacksmith") ;
  • Schneider signifie tailleur ;
  • Meyer (et ses dérivés Meier, Maier) veut dire fermier, métayer ;
  • Bauer veut dire paysan ;
  • Fischer : pêcheur, celui-ci est assez évident;
  • Zimmermann : charpentier ;
  • Kieffer : Tonnelier ;
  • Walter signifie gouvernant (de celui qui gouverne) ;
  • Kaufmann : marchands.
Etc.

Donc oui, les patronymes ont une signification par rapport à la place de chacun dans la société du "travail". Et remettre au goût du jour cette manière de définir les gens n'est pas mauvaise, après tout.

Je suis aussi d'accord dans le sens où il faut briser l'idée de faire des enfants pour perpétuer une lignée, car c'est une pensée égoïste, et l'on sait que l'égoïsme n'est pas ce qu'il y a de meilleur chez l'homme.


~Melaquablue~ le 14-08-2009 à 09:02
 

Vivant en Alsace, je peux effectivement me rendre compte de la signification des noms à consonance germanique et il est même parfois amusant de les traduire. Ainsi, Michel Drucker, le célèbre animateur télé, devait avoir un ancêtre imprimeur. En effet, son nom signifie "imprimante" ou "imprimeur".
Là, on s'éloigne un peu (même carrément!) du sujet "République Esranienne". Il serait peut-être amusant de créer un article sur la signification des noms de famille qu'ils soient germaniques ou latins...
Toutefois, pour la République Esranienne, il faudrait convaincre les citoyens de renoncer à leurs noms de famille. Et cela s'avère plus compliqué que d'en trouver des nouveaux.


~maximilixtine~ le 17-08-2009 à 14:10
 

La République Esranienne est illusoire je trouve...
Pourquoi inventer une nouvelle République ?
Celle en place ne vous plaît pas ?

Ben à nous (vous) de la changer...
Mais trouver des solutions à une République qui est et restera virtuelle...
De toute façon toute sorte de pseudo République est et sera perfectible.
On ne reproduira que les mêmes choses...


~LESTAT~ le 15-09-2009 à 06:59
 

Ainsi on imposerait un minimum de deux enfants par famille. Mais n'est-ce pas un peu... Inhumain ? Forcer deux personnes à avoir deux enfants. Et le pire dans tout ça, c'est que tu ne considères pas les couples homosexuels comme une famille. Comme s'ils étaient en marge de la société. On est au 21ème siècle. Tu ne penses pas qu'une certaine partie de ton projet reste à revoir à propos de cela, justement ?


~Tidus~ le 11-10-2009 à 21:40
 

Bonjour Tridus,

Deux enfants minimum par famille, c'est l'avis d'une personne, ce n'est en aucun cas une généralité. A toi de donner tes idées pour élargir les solutions.


~Melaquablue~ le 12-10-2009 à 10:45
 

C'est exact... Mais ne m'y connaissant pas forcément dans ce domaine, je n'ai pas beaucoup d'idées à proposer. Je dis simplement que... On ne devrait pas refaire la même erreur. Ce sujet me touche particulièrement... Que l'on puisse se marier, que l'on soit hétérosexuel ou hétérosexuel, ce serait enfin un pas en avant. Que cesse cette intolérance, ce rejet.

J'édite mon post pour en profiter pour ajouter une autre idée, même si je ne suis pas sûre qu'elle soit réalisable. Vous connaissez bien sûr le principe de la dynamo. Je pensais faire la même chose avec une salle de sport entière. Les habitants viendraient faire leur sport quotidien dans la salle, et produiraient une partie de l'électricité nécessaire (je dis bien une partie, je sais bien qu'on ne peut pas fonctionner que comme ça).


~Tidus~ le 12-10-2009 à 20:51
 

Deux choses que tu abordes, deux thèmes : d'abord, le mariage. Concernant le mariage, j'ai une opinion différente, et je poserai la question inversement : qu'apporte le mariage, concrètement ? A-t-on besoin encore de nos jours de se marier, et dans quel but ? Qu'apporte le mariage dans une relation amoureuse ? Une légitimité ? Pensez-vous avoir réellement besoin de cela pour vivre votre amour (je ne parle pas pour toi personnellement Tidus, je généralise^^) ?

Ensuite, pour mettre en commun les efforts sportifs et en générer de l'énergie, l'idée est très bonne, le problème actuellement (comme avec les panneaux solaires) est le STOCKAGE de cette énergie. Il est à ce jour impossible (me semble-t-il) de stocker de l'énergie en grande quantité. Ce qui veut dire que les sportifs génèreraient de l'énergie uniquement quand ils courent/rament, alimentant ainsi leurs propres besoins en lumière/électricité, mais dès qu'ils auraient fini, plus de lumière... du moins à moyen terme. Donc pas réellement d'autonomie. De même que les panneaux solaires, s'il pleut continuellement pendant une semaine, ne fourniront pas d'électricité.
J'espère que l'on pourra me contredire !


~Melaquablue~ le 23-10-2009 à 09:16
 

Suis d'accord avec Lestat, c'est illusoire, inutile... c'est vrai ! Mais si on devait arrêter tout ce qui était inutile, qu'on ferme les musées, les salles de concerts... etc. !

C'est complètement inutile est c'est ça qu'est bon (Hein coupain!)!!

Pis, franchement, celle en place ne me convient pas du tout et c est pour ça que j'aimerais citer ce grand philosophe St Dyonisien qui disait :

Qu'est-ce qu'on attend pour foutre le feu?? Juste d'être un peu plus nombreux...


Donc, VIENDEZ!!!!!


~maximilixtine~ le 23-10-2009 à 18:18
 

C'est vrai qu'en fait j'étais en train de me dire que c'était idiot pour le mariage... Pour l'électricité, je propose un système de roulements... Enfin c'est peut-être pas possible, mais à exploiter... De toute façon, on peut avoir plusieurs sources d'électricité.
Je propose aussi que l'on ne se déplace qu'à pied, en vélo ou en transports en commun, pas de voiture individuelle, sauf police, pompiers, livraisons, etc.


~Tidus~ le 27-10-2009 à 19:34
 

J'ai essayé avec un stagiaire du bureau de faire un site pour ce sujet mais on n'a pas abouti.
Les contraintes techniques d'un site démocratique sont plus compliquées qu'il n'y paraît. Je vais sans doute réessayer en 2010.
Ce qui est important pour moi dans une société c'est qu'il y ait un débat incluant tous les participants. La république est donc un succès léger mais correct puisque nous cherchons ensemble des idées sur des choix de société.
La méthode de la mise en application est peut-être secondaire.

En ce qui concerne les obligations et les droits, je pense que dès que l'on bloque une liberté on perd quelque chose.
La constitution c'est un choix de société.
Les lois sont là pour s'assurer que nous suivons ces choix. Il y aura des déviants c'est normal voire souhaitable, puisque cela force à se remettre en cause.

Ce qui serait utopique serait de croire que la société serait universellement acceptée et suivie de plein gré.


~Sam~ le 18-11-2009 à 08:24
 
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